Bienvenue sur cet espace dédié aux référents déontologues de la sphère publique.
Vous y trouverez les informations relatives au réseau animé par la Haute Autorité, des réponses aux questions fréquemment posées sur le statut et les obligations des référents déontologues, ainsi que des ressources utiles pour accompagner votre pratique.
Le réseau des référents déontologues de la sphère publique que la Haute Autorité anime depuis 2018, réunit plus de 500 référents déontologues, instances ou collèges de déontologie. Il permet d’accompagner les référents déontologues d’élus et d’agents publics dans leur mission et de faciliter l’échange d’informations et de bonnes pratiques.
La Haute Autorité organise chaque année les Rencontres annuelles du réseau. Ces rendez-vous sont l’occasion pour les référents déontologues de bénéficier de formations et d’échanger entre eux et avec la Haute Autorité sur l’exercice au quotidien de leurs missions. Les Rencontres annuelles du réseau favorisent aussi concrètement le développement d’un corpus doctrinal commun, et la diffusion de bonnes pratiques déontologiques dans les administrations et les collectivités.
Quelles sont les missions du référent déontologue des agents ?
Quelles sont les missions du référent déontologue des élus locaux ?
Qui peut être référent déontologue ?
Quelles sont les modalités de saisine du référent déontologue ?
Quel est le rôle du référent déontologue dans le contrôle des mobilités professionnelles ?
Quelles obligations pour le référent déontologue ?
L’article L.124-2 du code général de la fonction publique prévoit que tout agent public peut consulter un référent déontologue au sujet du respect des obligations et principes déontologiques auxquels il est assujetti de dignité, d’impartialité, d’intégrité de probité, et de prévention des conflits d’intérêts.
Le référent déontologue peut notamment être sollicité par tout agent qui envisage une mobilité professionnelle vers le secteur privé ou l’exercice d’une activité privée en cumul avec ses fonctions publiques (voir « Quel est le rôle du référent déontologue dans le contrôle des mobilités professionnelles ? »).
Le référent déontologue peut aussi, dans le cadre de ses missions, contribuer à l’élaboration d’une charte déontologique, une cartographie des risques ou tout autre document lié à son champ de compétence.
Il peut également contribuer au développement d’une offre de formation ou encore élaborer des outils visant à diffuser la culture de la déontologie au sein de l’administration.
La loi du 21 février 2022 dite loi « 3DS » a institué le droit pour les élus locaux de consulter un référent déontologue, dont la mission est d’apporter aux élus tout conseil utile au respect des principes déontologiques consacrés par la charte de l’élu local, notamment l’exigence d’impartialité, de probité, d’intégrité, et de poursuite du seul intérêt général à l’exclusion de tout intérêt personnel ou particulier.
Le référent déontologue des élus répond aux questions relatives à la prévention des conflits d’intérêts dans l’exercice du mandat de l’élu ou dans la prise de décisions par la collectivité. Le cas échéant, il peut recommander des mesures de déport pour les élus siégeant dans des organismes tiers, des avis sur le recrutement d’agents ou de collaborateurs ou encore sur le respect des règles déontologiques lors d’une campagne électorale. Il apporte également son analyse sur les interrogations relatives aux cadeaux ou invitations que les élus peuvent être amenés à recevoir.
Le référent déontologue peut également contribuer à l’élaboration d’une charte de déontologie ou d’une cartographie des risques, et développer des outils permettant la diffusion de la culture de la déontologie.
Enfin, le référent déontologue sensibilise les élus à leurs obligations déclaratives auprès de la Haute Autorité. Certaines collectivités peuvent aussi demander à leurs élus des déclarations d’intérêts complémentaires, non prévues par la loi. Le référent déontologue ou collège de déontologie de la collectivité peut alors avoir pour mission d’en examiner le caractère exact, exhaustif et sincère et de formuler, le cas échéant, des préconisations en matière de prévention des conflits d’intérêts.
Il appartient aux administrations et aux collectivités territoriales de désigner un référent déontologue dans le respect du cadre règlementaire établi. Selon le choix opéré par celles-ci, la fonction de référent déontologue peut être exercée par un individu, interne ou externe, ou par une instance collégiale. Dans le cas où cela est prévu par la délibération portant désignation du référent déontologue, le référent déontologue externe peut percevoir une indemnisation sous forme de vacation, dont les montants sont prévus par arrêté.
Les missions de référent déontologue des agents peuvent être exercées par des personnes internes à l’administration, fonctionnaires ou contractuelles, ou issues d’une autre administration. Quand elles sont exercées par un collège, celui-ci peut comprendre des personnalités qualifiées extérieures à l’administration ou à la fonction publique. Dans le cas d’un référent interne, il est nécessaire que la fonction qu’il occupe soit d’un niveau suffisamment élevé pour éviter toute pression hiérarchique et garantir son indépendance. Il est aussi souhaitable que les référents déontologues bénéficient d’une expérience significative des sujets juridiques et déontologiques et d’une bonne connaissance de l’administration.
Le référent déontologue des élus est désigné par une délibération de la collectivité. Il ne doit exercer, au sein de la collectivité, aucune fonction ni mandat d’élu local depuis au moins trois ans et ne pas se trouver en situation de conflit d’intérêts vis-à-vis de la collectivité. De la même façon, la collectivité ne doit disposer d’aucun pouvoir administratif ou hiérarchique sur le référent.
Plusieurs collectivités territoriales ou groupements de collectivités territoriales peuvent désigner un même référent déontologue pour leurs élus par délibérations concordantes. Il est également possible qu’une même personne soit référente déontologue d’agents et d’élus.
Le référent déontologue peut se voir confier d’autres fonctions ne relevant pas du champ de la déontologie, telles que celles de « référent laïcité », « référent sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes » ou encore « référent alerte ».
Les modalités de saisine du référent déontologue sont établies par l’administration ou la collectivité auprès de laquelle il officie. Elles doivent être précisées dans la charte de déontologie et rappelées dans les documents communiquant autour de cette fonction.
Il est souhaitable que les moyens de saisine soient diversifiés (email, téléphone, rendez-vous, formulaires) et respectent le principe de confidentialité. Le référent déontologue peut également mettre des formulaires de saisine à disposition des agents et des élus.
Le référent déontologue a un rôle de conseil des agents et des administrations quant à l’application du cadre de contrôle des mobilités professionnelles entre les secteurs public et privé.
Ce contrôle, assuré par l’autorité hiérarchique, intervient :
Dans ces cas, le référent déontologue peut être saisi par les agents en amont de leur demande d’autorisation auprès de leur autorité hiérarchique, ou par l’autorité hiérarchique pour avis sur ces projets. Il examine alors le risque pénal et le risque déontologique que la concrétisation du projet pourrait faire naître, et peut formuler, à l’issue de cet examen, trois types d’avis : un avis de compatibilité, de compatibilité assortie de réserves et d’incompatibilité du projet. Les réserves ont principalement pour objectif d’encadrer les futures relations professionnelles de la personne.
La décision d’autorisation ou de nomination revient cependant à l’autorité hiérarchique.
La saisine de la Haute Autorité est obligatoire pour un certain nombre d’emplois publics à hautes responsabilités. Elle est alors saisie par l’administration concernée. Pour les autres agents publics, le contrôle des projets de mobilité est exercé par l’autorité hiérarchique. Cependant, quand cette dernière a un doute sérieux sur la compatibilité d’un projet de mobilité d’un agent, que l’avis du référent déontologue n’a pas permis de lever, l’autorité hiérarchique peut saisir la Haute Autorité.
Le référent déontologue est tenu au secret et à la discrétion professionnelle, qui sont indispensables pour établir une relation de confiance avec les agents et les élus. Ainsi, les échanges entre le référent déontologue doivent rester confidentiels et ses avis ne peuvent être communiqués qu’au seul demandeur. Ils doivent en revanche être communiqués à la Haute Autorité dans les cas où l’autorité hiérarchique saisit cette dernière au titre de sa compétence subsidiaire.
Les référents déontologues et les membres de collèges de déontologie d’administrations et d’établissements publics doivent eux-mêmes remplir une déclaration d’intérêts, qui doit être transmise à leur autorité de nomination.
Conçu en partenariat avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), ce MOOC gratuit présente les obligations déontologiques applicables à la fonction publique. En 3 séances d’une durée de 2 heures, il vous aidera notamment à appréhender le cadre applicable au contrôle des projets de mobilité professionnelle entre les secteurs public et privé, à identifier les responsabilités respectives de l’employeur et de l’agent public, et à mettre en œuvre des outils de prévention des risques de conflit d’intérêts ou d’atteintes à la probité.
Comprendre le rôle et le fonctionnement de l’institution chargée de promouvoir la probité des responsables publics.