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Publication des déclarations des membres du Gouvernement de Mme Elisabeth Borne

 

Entretien avec Didier Migaud dans « Le Monde »

Dans le cadre d’un entretien accordé au Monde, le président de la Haute Autorité évoque l’état de la lutte anti-corruption et l’encadrement de la représentation d’intérêts en France.

 

« Didier Migaud, le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), ancien premier président de la Cour des comptes, appelle à un sursaut dans la lutte contre la corruption, à travers la mise en place d’une grande politique publique.

Le Monde : Alors que la campagne pour l’élection présidentielle s’engage, quelle est votre analyse de l’état de la probité du corps politique français ?

Didier Migaud : Il y a un décalage entre la perception, dégradée, qu’ont nos compatriotes de l’honnêteté des responsables publics et la réalité que nous observons à travers nos contrôles. La très grande majorité des élus respecte ses obligations déclaratives et est de plus en plus sensible à ne pas se trouver en situation de conflit d’intérêts.

Le Monde : Pourtant, les affaires continuent, tel le ministre Alain Griset, poursuivi en justice à l’initiative de la HATVP pour déclaration de patrimoine « incomplète ou mensongère ». Les « Pandora Papers » ont révélé que deux élus français (Nicolas Perruchot et Sylvain Maillard) avaient créé des sociétés-écrans aux Seychelles adossées à des comptes suisses…

Didier Migaud : Si de telles affaires sortent, c’est justement parce que des acteurs comme la HATVP font leur travail et qu’ils disposent d’outils plus efficaces pour détecter les omissions et les infractions à la probité, comme la prise illégale d’intérêts, le favoritisme, l’abus de confiance, le détournement de fonds publics…

De leur côté, lanceurs d’alerte, associations et médias ont un rôle essentiel et contribuent à la transparence. A la suite des révélations des « Pandora Papers », nous avons engagé des vérifications approfondies sur certaines situations. Ces contrôles, complexes dès lors qu’il s’agit d’avoirs à l’étranger, sont en cours. Cela dit, oui, il faut aller plus loin, tant au plan international, pour renforcer la coopération entre États, qu’en France. »

Lire la suite de l’entretien sur lemonde.fr

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