Transparence

#OGP16 – Retour sur l’atelier consacré à l’ « accountability » dans le secteur public

À l’occasion du 4ème Sommet OGP (« Open Government Partnership ») qui se tenait à Paris les 7, 8 et 9 décembre 2016, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a organisé, vendredi 9 décembre, un atelier sur le thème « Comment le numérique rénove-t-il le principe d’accountability ? ».

Modéré par M. Gabriel Poifoulot, responsables des études à la Haute Autorité, le panel était composé de M. Bogdan Stan, président de l’Agence roumaine d’intégrité (ANI), Mme Romina Colman, data journaliste au sein du quotidien argentin La Nación, Mme Chaima Bouhlel, présidente de l’ONG tunisienne Al Bawsala et M. Salvatore Marras, responsable de l’innovation au sein de la Direction de l’administration publique italienne.

Cet atelier visait à mettre en lumière l’apport des outils numériques dans le renforcement de la transparence de la vie publique (intérêts et du patrimoine des responsables publics, marchés publics etc.) et dans la redéfinition du rapport des citoyens aux institutions.

Rappelant les défis posés par l’essor des technologies numériques dans un contexte où la perception de corruption est élevée dans le monde, M. Poifoulot a d’abord présenté la contribution de la Haute Autorité sur l’open data et l’intégrité publique, publiée à l’occasion de ce Sommet. À travers l’étude de cas concrets, cette contribution fait le constat d’une étroite corrélation entre le degré d’avancement des politiques d’open data et les performances en matière d’intégrité publique.

M. Stan a ensuite exposé l’action de l’ANI en matière de transparence des intérêts et du patrimoine des principaux responsables publics roumains. Il a également souligné l’apport des acteurs de la société civile dans le traitement des quelques 7 millions de déclarations accessibles sur internet.

Mme Colman et Mme Bouhlel ont, chacune à travers leurs expériences, insisté sur le rôle essentiel de la société civile dans la promotion d’une culture de l’ouverture et de la redevabilité ainsi que dans l’appropriation, par les citoyens, des données mises à sa disposition.

Enfin, M. Marras a présenté le projet « Open Expo », initiative lancée dans le sillage du scandale de corruption qui a ébranlée l’Exposition universelle de Milan 2015 et qui vise à publier, en open data, des données relatives à l’évènement et son organisation.

Les échanges avec la salle ont permis de s’interroger sur les obstacles à l’utilisation des outils numériques comme vecteur prometteur de l’intégrité. Il ressort effectivement que le potentiel du numérique repose avant tout sur une action volontariste de la part des pouvoirs publics et de la société civile.

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