Organisation

Le collège

Outre son président, le collège de la Haute Autorité est composé de deux membres élus par le Conseil d’État, deux membres élus par la Cour de cassation, deux membres élus par la Cour des comptes (chaque juridiction élisant un homme et une femme), et de deux membres nommés, l’un par le président de l’Assemblée nationale et l’autre par le président du Sénat (après approbation par au moins trois cinquièmes des membres des commissions des lois de l’assemblée concernée).

La rémunération du Président et des membres de la Haute Autorité

Le président de la Haute Autorité exerce son activité à temps plein. Sa rémunération se compose :

– d’un traitement dont le montant est fixé par le décret en Conseil d’État n°2013-1204 du 23 décembre 2013 relatif à l’organisation et au fonctionnement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique publié au Journal officiel du 24 décembre 2013. Il correspond au traitement afférent au premier groupe supérieur des emplois de l’État classés hors échelle, correspondant à l’indice 1501, soit un montant brut mensuel de 6 950 € ;

– et d’une indemnité de fonctions qui, à l’instar des autres présidents d’autorité administrative indépendante, est fixée par arrêté conjoint du Premier ministre et du Ministre chargé du budget, en date du 3 octobre 2014, publié au Journal officiel du 4 octobre 2014. Son montant brut annuel est de 9 500 €.

Le président de la Haute Autorité ne dispose pas de chauffeur, de secrétariat particulier, d’abonnement de téléphonie mobile professionnel, ni d’aucun autre avantage en nature.

Les membres de la Haute Autorité perçoivent, dans la limite d’un plafond annuel de 7 500 euros bruts, une indemnité forfaitaire de 250 euros bruts pour chaque réunion à laquelle ils participent, conformément à l’arrêté conjoint du Premier ministre et du Ministre chargé du budget du 14 mars 2014 publié au Journal officiel du 16 mars 2014. Ils peuvent également percevoir, dans la limite d’un plafond annuel de 1 000 euros bruts, une indemnité forfaitaire de 250 euros (bruts) pour chaque rapport dont ils sont chargés par le Président. Ils ne reçoivent pas d’avantages en nature.

Les services de la Haute Autorité

_ Le secrétariat général assiste le Président de la Haute Autorité et assure la direction administrative et financière de l’institution, la coordination des services et la préparation des travaux du collège de la Haute Autorité.

_ Le pôle « Relations avec les publics » est chargé d’identifier les déclarants, et assure auprès d’eux un rôle de conseil et d’assistance, notamment sur leurs obligations déclaratives. Il reçoit, enregistre et publie les déclarations reçues.

_ Le pôle « Contrôles et procédures » assure le contrôle des déclarations de situation patrimoniale et d’intérêts. Il vérifie l’exactitude, l’exhaustivité et la sincérité de ces déclarations et met en œuvre les prérogatives d’enquête adéquates. Il est chargé d’examiner les variations de situation patrimoniale et de piloter la vérification fiscale des membres du Gouvernement.

_ Le pôle « Juridique et études » a pour mission d’apporter une expertise aux déclarants et aux institutions publiques en matière de conflits d’intérêts. Il est également chargé des partenariats et des relations internationales de la Haute Autorité ainsi que de l’élaboration des rapports et des études.

_ Le pôle « Relations institutionnelles et Communication » gère la communication interne et externe de la Haute Autorité. Il assure également la veille parlementaire et le développement des relations institutionnelles de la Haute Autorité avec les différents acteurs administratifs et associatifs.

_ Le pôle « Systèmes d’information » assure le développement et le fonctionnement du système d’information de la Haute Autorité et conduit la politique de sécurité informatique de l’institution.

_ Le pôle « Administratif et financier » définit et met en œuvre la politique de gestion des ressources humaines. Il conçoit et met en œuvre la politique budgétaire, comptable et immobilière.

Le budget et les ressources humaines

Le budget de la Haute Autorité est fixé chaque année par la loi de finances.

Pour 2018, la Haute Autorité dispose d’un budget de 6 254 016 euros en crédits de paiements (CP), dont 4 217 365 euros affectés aux dépenses de personnels et 2 036 651 euros aux dépenses de fonctionnement.

Organisation

Consulter le bilan social 2017

La loi de finances détermine également chaque année le plafond d’emplois de la Haute Autorité, c’est-à-dire le nombre maximum d’emplois équivalents temps plein travaillé (ETPT) rémunérés.

Pour 2018, la loi de finances initiales fixe ce plafond à 50 ETPT. Au 1er janvier 2018, la Haute Autorité compte 45 agents.

La Haute Autorité est signataire de la charte de la diversité et s’engage à promouvoir la diversité et la lutte contre les discriminations dans sa gestion des ressources humaines.

Marchés publics

Consulter la charte des achats de la Haute Autorité

La Haute Autorité respecte la règlementation relative aux marchés publics et rend publics ses appels d’offres sur la Plateforme des achats de l’État. Il n’y actuellement pas de consultation en cours.

Alerte

Consulter la procédure de recueillement des alertes

En application de la loi « Sapin 2 », la Haute Autorité est dotée d’une procédure de recueillement des signalements émis par les agents de l’Autorité ou par des collaborateurs extérieurs qui peuvent ainsi signaler, de manière désintéressée et de bonne foi,  des faits dont ils auraient eu personnellement connaissance et dont ils estimeraient qu’ils constituent une infraction à une norme en vigueur, par exemple une violation du règlement intérieur de l’Autorité, un crime ou un délit, etc. Par décision du président de l’Autorité, Mme Marie-Thérèse Feydeau, membre du collège, est nommée référente chargée de recevoir les alertes.

Indépendance

Avec l’adoption des lois sur la transparence d’octobre 2013, la France est entrée dans une nouvelle phase de modernisation de sa vie publique. Vingt-cinq ans après la première loi sur la transparence financière, le législateur a décidé que la promotion de l’intégrité publique doit constituer une politique publique à part entière confiée à une autorité totalement indépendante et dotée de moyens plus efficaces.

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a été officiellement créée en janvier 2014. Elle a remplacé la Commission pour la transparence financière de la vie politique, dont les pouvoirs et les ressources étaient limitées et insuffisantes pour s’assurer efficacement de la probité des responsables publics.

Pour lui permettre d’assurer pleinement ses missions, la Haute Autorité dispose de larges pouvoirs, octroyés par la loi. Son indépendance est également garantie par le fonctionnement de son collège et son autonomie administrative et financière.

Lire le règlement intérieur de la Haute Autorité

Indépendance : les membres du collège ne sont ni renouvelables ni révocables et comme les agents de la Haute Autorité, ils ne peuvent recevoir ou solliciter d’ordres, de consignes ou d’instructions de la part d’aucune autorité.

Discrétion : ils sont tenus au secret professionnel et soumis à un strict devoir d’impartialité. Les membres de la Haute Autorité ne peuvent prendre, à titre personnel, aucune position publique qui pourrait être préjudiciable à son bon fonctionnement.

Déontologie : les membres de la Haute Autorité ne peuvent pas prendre part aux délibérations, vérifications ou contrôles concernant une personne ou un membre d’un organisme à l’égard duquel ils détiennent ou ont détenu, au cours des trois dernières années, un intérêt.

Autonomie d’organisation : la Haute Autorité dispose d’une large autonomie pour déterminer son fonctionnement et organiser ses services. Ses ressources sont établies par la loi de finances. Dans ce cadre, elle peut librement recruter ses agents et ordonner ses dépenses budgétaires.

Responsabilité : la Haute Autorité est soumise au contrôle a posteriori du Parlement et de la Cour des comptes.

Des règles déontologiques strictes

Les membres du collège et les agents de la Haute Autorité sont tenus au secret professionnel et soumis à des règles déontologiques strictes.

Les règles applicables aux membres du collège

En tant que membres d’une autorité administrative indépendante, ils sont soumis aux obligations déclaratives prévues par la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique. Ils déposent donc, au moment de leur prise de fonctions, une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d’intérêts.

Leurs déclarations de situation patrimoniale sont systématiquement transmises à la direction générale des finances publiques et leurs déclarations d’intérêts font l’objet d’une analyse qui permet d’établir pour chaque membre des lignes directrices en matière de déport. Il résulte en effet de l’article 19 de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique qu’aucun « membre de la Haute Autorité ne peut participer à une délibération ou procéder à des vérifications et contrôles relatifs à une personne ou à un membre d’un organisme à l’égard duquel il détient ou a détenu, au cours des trois années précédant la délibération ou les vérifications et contrôles, un intérêt, direct ou indirect ».

Les déclarations de patrimoine et d’intérêts des membres du collège sont rendues publiques sur le site internet de la Haute Autorité.

Les règles applicables aux agents

Tous les agents de la Haute Autorité ont l’obligation d’informer leur supérieur hiérarchique des dossiers pour lesquels ils pourraient se trouver en situation de conflit d’intérêts. Dans cette hypothèse, le dossier est affecté à un autre agent.

Les agents bénéficiant d’une délégation de signature sont en outre soumis à l’obligation de transmettre au Président de la Haute Autorité une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d’intérêts.

Pour plus d’informations, consulter le règlement intérieur de la Haute Autorité

International

Le développement de l’action internationale de la Haute Autorité et sa participation aux projets de coopération en matière d’intégrité publique s’articulent autour de deux axes principaux :

  • un volet bilatéral, auprès de ses homologues ou des délégations étrangères reçues à la Haute Autorité ;
  • un volet multilatéral, auprès des organisations internationales.

Coopération avec des autorités étrangères homologues

De nombreux pays, en Europe comme ailleurs, ont créé des institutions dont l’objectif est de garantir l’intégrité des responsables publics et dont le champ de compétence recouvre en tout ou partie celui que les lois du 11 octobre 2013 ont confié à la Haute Autorité.

L’organisation d’échanges et de rencontres entre ces autorités est un facteur important d’enrichissement mutuel. Elle permet notamment à la Haute Autorité de comparer le dispositif français à ses équivalents étrangers, de mesurer les progrès à accomplir dans certains domaines, et d’échanger sur les bonnes pratiques à adopter.

Les échanges avec de telles autorités ont donné lieu à la création, le 9 décembre 2016 en parallèle du Sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement ouvert qui se déroulait à Paris, d’un réseau de coopération internationale afin de favoriser les discussions sur leurs expériences et l’échange des bonnes pratiques.

La mise en œuvre d’actions de coopération bilatérale et la promotion de l’expertise française à l’international

L’accueil de délégations et de personnalités étrangères (ministères, agences anti-corruption, autorités indépendantes, représentants de la société civile, programme d’invitation des personnalités d’avenir du ministère de l’Europe et des affaires étrangères) permet à ces dernières de bénéficier de l’expertise de la Haute Autorité sur les questions d’intégrité dans le secteur public.

Au-delà des contacts bilatéraux, la mise en œuvre de projets de coopération bilatérale plus approfondis favorisant le renforcement mutuel des dispositifs anti-corruption des parties prenantes et le partage d’expériences est un axe majeur de l’action internationale de la Haute Autorité.

Représentation de la Haute Autorité au sein des organisations internationales

Plusieurs organisations internationales ont une action en matière de lutte contre la corruption et, plus largement, en faveur de l’intégrité des responsables publics, aussi bien au plan régional que global. C’est le cas de l’Organisation des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), au travers de la Convention Mérida contre la corruption (2003), et de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Au niveau européen, le Conseil de l’Europe a mis en place en 1999 un Groupe d’États contre la corruption (GRECO), auquel participe notamment l’Union européenne.

Ces instruments et forums de coopération internationale permettent à la Haute Autorité de présenter le dispositif français aux représentants des États membres de ces organisations et encouragent l’échange d’expériences dans ces domaines.

Enfin, l’action internationale de la Haute Autorité se manifeste également par l’intérêt croissant portés aux projets communautaires en lien avec les questions d’intégrité publique et de lutte contre la corruption. C’est notamment le cas des programmes de jumelage, financés par l’Union européenne, pour les candidats à l’adhésion et les pays du partenariat oriental et du voisinage méditerranéen.

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